La guerre et l'argent
Le sujet est on ne peut plus actuel. L'histoire du monde a été émaillée de guerres régionales et mondiales. Ouvertement, c'est la catastrophe à chaque fois, avec des peuples poussés les uns contre les autres. Au total c'est la misère avec un grand M mais pas pour tout le monde au niveau financier.
Bien sur le pouvoir est important mais pas que. La majorité des guerres sont déclenchées par des intérêts financiers. Terres rares en Ukraine ou encore pétrole en Irak pour ce qui est le plus visible. En amenant un pays à devenir ami, on peut lui proposer les services de ses entreprises. Cela génère du chiffre pour les entreprises nationales qui payent des impôts et des créent des emplois taxables. Le nouveau pays conquis est heureux d'avoir des entreprises qui lui apportent biens et services. En contrepartie c'est une rente durable pour le pays vainqueur. Comme exemple, l'Europe actuelle rejoint ce propos. Les américains sont venus faire la guerre contre l'Allemagne et depuis les Européens versent une rente importante sur plusieurs sujets qui vont de la défense aux services numériques en tous genres. Bien sur il faut que le bien ou le service soit valable ou non concurrencé faute de quoi les ventes sont compliqués. Le vin californien aussi bon soit il ne rencontre vraiment pas de succès en France bien que les Américains aient gagné la guerre en 1945.
Autre partie qui nous concerne en plein cette fois, les revenus liés à la TVA. La guerre déséquilibre l'offre. C'est le cas actuellement où l'offre de pétrole diminue. Il y a moins d'offre mais tout le monde continue de faire le plein et se chauffe. Le prix de base augmente donc. Toutes les taxes sont indexées sur le prix de base. Si le prix est de 1, la tva sera de 0,20. Si le prix passe à 2, la tva passe à 0,40. L'état prend donc un surplus dans la poche des payeurs tout le temps de la hausse.
Plus grave, les effets de second tour. Si la hausse persiste, les entreprises vont devoir payer plus cher durablement elles aussi. Dans le cas actuel, les entreprises vont devoir payer plus cher leur essence et leur gaz. Un boulanger qui paye plus cher pour la cuisson du pain va devoir augmenter ses prix sinon il produira à perte. C'est la même chose pour le transport. Le transporteur paye plus cher pour livrer les colis. Il va donc devoir refacturer cette hausse des couts à ses clients. Cette refacturation sera elle-même refacturée ensuite. Au total, tout le monde augmente ses prix et c'est le retour de l'inflation. Si tous les prix augmentent, toutes les taxes augmentent proportionnellement. Pas besoin d'augmenter les impôts, la guerre fait monter les prix et les taxes et augmente mécaniquement les recettes de l'état.
Ce coté ci de la pièce est donc très négatif pour les ménages et assez positif de manière temporaire pour les budgets des états qui taxent. On pourrait dire que c'est tout bénéfice pour ces états mais ce n'est pas forcement les cas. Les prix qui augmentent vont diminuer les ventes et parfois modifier durablement les comportements. Les entreprises deviennent moins compétitives et perdent des parts de marché. Cette baisse de compétitivité sera une perte de revenus et de taxes futures. Le coup est donc avantageux à court terme mais sur le long terme c'est une autre affaire.
Ce qu'il faut retenir, c'est la même chose à chaque fois. Les prix montent et cela diminue le pouvoir d'achat de la globalité des ménages. L'argent prélevé enrichit les états qui taxent, quelques privilégiés dans l'énergie et la défense ainsi que la redistribution prévue par l'état s'il y en a une.
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