Pièges à fric

Publié le par Richard GOSSIN

Lorsque dans les années 80 j'avais étudié le moyen âge, j'avais une grande joie en comparant cette époque ancienne avec celle dans laquelle je vivais. Nous étions dans les années fric. En observant ce temps passé, on se demandait comment les gens pouvaient arriver à vivre avec tant de taxes alors que nous étions bien loin de tout ca.

Le bas moyen âge a été marqué par les famines, les maladies et les guerres demandaient toujours plus d'argent. Les corvées, la taille, la mainmorte, le terrage, l'afforage, etc..., étaient les impôts toujours plus nombreux sous lesquels étouffait le peuple. Il suffisait de naître pour payer et être exploité. Les premières révoltes (jacquerie et révoltes des paysans) contre les impôts ont débutées.

Dans ces années 80 ou on faisait du vélo sans casque et ou on pouvait rouler un peu plus vite tant que la camionnette bleue n'était pas sur le bas côté, nous nous croyions à l'abri de ce passé difficile qui s'est terminée par une révolution.

40 ans plus tard, il faut bien admettre que les choses et surtout la fiscalité ont bien été changées. Les gouvernements successifs ont créés de multiples impôts CSG, CRDS, taxes sur ceci, prélèvements sur cela. Bien sur, tout le monde ne peut plus forcement payer alors il faut bien justifier de nouveaux prélèvements.

Le dernier justificatif en date est l'écologie. Eco participation, bonus malus, facture sur tri collectif, etc…

 

Pièges à fric

Comme vous avez une conscience et qu'il semble naturel de préserver la branche sur laquelle on repose, vous êtes moins hésitants à payer et c'est bien là le but. Dans ces conditions, une partie de notre société s'est vite retrouvée au maximum de ce qu'elle pouvait payer. Le précédent gouvernement a découvert en réel la courbe de Laffer

Trop d'impôts tue l'impôt. C'est une forme de révolte comme celles que l'on pouvaient observer au moyen âge. Les professions libérales qui gagnaient beaucoup travaillent moins et donc payent moins d'impôts et ceux qui on pu se sont expatriés ce qui a pour conséquences de ne plus payer d'impôts.

Le nouveau gouvernement a donc corrigé le tir en augmentant de suite les impôts sur ceux qui restent : CSG, nouvelles règles pour les amendes, taxes sur les carburants. Peine perdue la croissance attendue en hausse s'est effondrée et du coup les recettes fiscales attendues ne seront pas là. Aujourd'hui encore on nous annonce bientôt l'achat obligatoire de pneus neige. A 80 euros le pneu cela fait 320 euros pour une voiture dont 64 euros de TVA.

L'état attend donc de nous plus d'argent mais il y a de moins en moins d'argent à prendre sur la majorité des gens de moins en moins riches. N'est-ce pas une situation similaire à celle que nous avons connue au moyen âge ?

Dans ce cas de figure, ne vous attendez pas à ce que chacun renonce à sa part du gâteau. Au contraire, la difficulté des uns aiguise l'appétit des autres car les entreprises également sollicitées font le maximum également pour gagner de l'argent. Tout va être bon pour récupérer un maximum sur le dos du voisin. Les pièges à fric vont se multiplier. Impôts indirects comme nous l'observons avec les radars et autres flicages de toutes parts, impôts sur tout et n'importe quoi pourvu que ca paye, publicité limite pour vous faire craquer, placements non conformes, frais abusifs ou encore arnaques diverses et variées par des particuliers (voire des entreprises) à travers des sites internet ou des petites annonces, etc...

Il faut donc accentuer la vigilance sur la manière de gérer votre argent si vous voulez avoir une chance d'en conserver un peu sur ce que vous avez durement gagné.

Un retour vers le passé auquel nous devons nous adapter car bien que le ton de cet article soit pessimiste, il est tout à fait possible de réussir et de s'enrichir en gérant correctement.

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